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Cancer : aliments raffinés, omniprésence de produits chimiques ménagers et corporels = une épidémie annoncée de cancer

mercredi 20 août 2008

Première partie

Par: Lucie Lafontaine, ND.A

Selon la dernière parution de David Servan-Schreiber, « Anticancer, prévenir et lutter grâce à nos défenses naturelles », les statistiques relatives au cancer seraient maintenant d’ordre épidémique.

Au Canada 39 % des femmes, soit plus d’une sur trois et 45 % des hommes, près de la moitié, risquent d’être touchés par le cancer au cours de leur vie. Rappelons que celui-ci est la principale cause de décès prématuré au pays.

Trois facteurs majeurs de cancer seraient impliqués directement dans ces données épidémiologiques :

  • une augmentation considérable de la consommation de sucre
  • la transformation de l’agriculture et de l’élevage, par conséquent, la qualité de nos aliments
  • l’exposition à de multiples produits chimiques

Comme le disait si bien Catherine Kousmine, médecin et chercheure au chapitre des maladies de dégénérescence et de civilisation, tel le cancer, dans les années cinquante :

«La diététique et la médecine protectrice ne progresseront que quand on se rappellera que le sol fait l’aliment de l’Homme »

Un autre précurseur bien en avant de son temps et pourtant tellement actuel… Hippocrate :

  • D’abord ne pas nuire
  • Que ton aliment soit ton médicament
  • Ensuite détoxifier
  • La puissance de la nature guérit

Il existe une loi non écrite qui stipule : plus on s’éloigne de la nature, de la vraie nature des choses, plus on fera face à des problématiques d’environnement et de santé. Hippocrate et Kousmine possédaient de toute évidence cette qualité (et cette sagesse) du gros bon sens basé sur la logique des choses.

Faut-il se surprendre que les gens soient las d’être pris pour des « rats de laboratoire » relativement aux oui-non-peut-être pour la margarine, l’aspartame, les gras non gras, les sucrés sans sucre, les listes interminables d’ingrédients favorisant le cancer et aux noms aussi longs que douteux?

Saviez-vous que ça fait au moins quarante ans au Québec que les naturopathes recommandent de privilégier une nourriture basée sur des céréales et des grains entiers, de limiter la consommation d’aliments raffinés, de charcuteries, de viande, de choisir des gras de qualité, de se méfier du sucre?

Sans tomber dans un autre type d’exagération et ne consommer que des graines et du tofu, il me semble qu’il y aurait possibilité de revenir à un juste milieu et d’y retrouver du plaisir. Et c’est exactement ce que de nouveaux ouvrages nous proposent : revenir au plaisir, à une certaine frugalité. Adieu aux complications futiles et inutiles, la nature a prévu quels types d’aliments l’Homme a besoin pour subvenir à ses besoins vitaux.

Oui pour les moyens de détection de cancer aux stades les plus précoces possibles, mais ne se fier qu’à cela est bien mince comme moyen de prévention actif.

Nous sommes la première génération à faire face à autant de produits chimiques qui sont omniprésents, dans nos aliments, l’eau que nous buvons, nos produits de soins corporels, maquillage, teintures à cheveux, parfums, produits d’entretiens ménagers… « Small is not harmful, small est cumulatif. »

Il ne s’agit pas de tomber dans la peur d’avoir le cancer, ce qui serait tout aussi irraisonné et stérile; restons logiques. À petite échelle, nous pouvons faire des choix au niveau des habitudes de vie, de l’alimentation, des produits d’entretiens corporels ou ménagers, etc. Comme préconisé par le Dr. Servan-Schreiber, ainsi que par les naturopathes (depuis toujours), la notion de terrain s’inspirant sur des concepts hippocratiques, la première phase de la détoxification part du choix de ce que nous consommons au fil des jours.

 

Lucie Lafontaine ND.A. – InfoNaturel.ca
Le 9 juillet 2008

Consultez mon profil pour plus d' information.

 

 

ALIMENTATION ET LE SYSTÈME IMMUNITAIRE DES ENFANTS

mercredi 20 août 2008

 

Par Hélène Baribeau, M.Sc., Dt.P.   Diététiste-nutritionniste 

Gouttes au nez, allergies, otites, eczéma, asthme sont le lot de plusieurs enfants dans les sociétés industrialisées. Ces problèmes ont tous un lien avec un fonctionnement non-optimal du système immunitaire. Heureusement, grâce à une alimentation saine et à certains suppléments alimentaires ont peut prévenir et dans certains cas guérir ces bobos qui rendent la vie dure aux enfants comme aux parents.

Tout d’abord, avant même de parler d’aliments à mettre dans l’assiette de nos touts petits, parlons de la puissance de l’allaitement comme support au système immunitaire des enfants. En plus de fournir tous les nutriments essentiels à la croissance des nourrissons, il fournit des molécules qui jouent un rôle majeur de soldats et d’armée contre les microbes. Il est prouvé scientifiquement que les enfants allaités souffrent moins de rhumes, d’otites, de gastro-entérites et d’infections urinaires. L'allaitement est associé aussi à une réduction importante du risque d'infections graves comme les méningites, les infections respiratoires basses (pneumonies) et les septicémies.

Du côté des aliments, il semble que la consommation de laits fermentés comme le yogourt et le kéfir contribuerait à protéger contre l’asthme et l’eczéma. En effet, les bonnes bactéries qu’ils contiennent (probiotiques) aideraient à équilibrer la flore intestinale et contribueraient à un meilleur système immunitaire. Donnez à vos enfants tous les jours une petite portion de yogourt nature avec au besoin un peu de sirop d’érable et de vrais fruits!

Beaucoup de vitamines et minéraux contribuent au bon fonctionnement du système immunitaire. Il s’agit notamment des vitamines A, C, D, E, du sélénium, du zinc et du fer. Voici une brève liste d’aliments qui contiennent un ou plusieurs de ces nutriments :

La mangue, le brocoli, l’orange, la patate sucrée, l’huile de canola biologique, le beurre d’amande, les noix du brésil, les lentilles vertes et le lait de chèvre. De façon générale, une alimentation variée et équilibrée contribue à fournir tous ces nutriments. Les fruits et les légumes sont le plus grand réservoir de molécules bénéfiques pour le système immunitaire nommées phytochimiques. Afin d’obtenir la plus grande variété de ces molécules bénéfiques, un truc consiste à essayer d’offrir aux enfants 6 fruits et légumes de couleurs différentes par jour : un rouge (tomate), un orange (carotte), un mauve (bleuet), un vert (brocoli), un jaune (poire) et un blanc (chou-fleur).

Pour un système immunitaire optimal, il est important de créer très tôt dans l’organisme des enfants un bon ratio entre les oméga-3 et les oméga-6. Les individus des sociétés occidentales ont en général une accumulation trop élevée d’oméga-6 par rapport aux oméga-3 ce qui est préjudiciable à la santé dans son ensemble. Intégrez fréquemment au menu des sources d’oméga-3 comme le saumon, la truite et le thon pâle, les graines de lin moulues, le salba moulues, les noix de Grenoble et l’huile de canola biologique. Mettez la pédale douce sur les sources élevées d’oméga-6 comme l’huile de carthame, de soya, de tournesol, de maïs, et de pépins de raisin.

Une alimentation biologique pour les enfants est ce que je prône le plus car étant donné leur petite taille ils sont plus sensibles aux fortes doses de pesticides et de contaminants. Parmi les fruits et les légumes, voici ceux qui sont les plus contaminés que l’on devrait acheter biologique: pommes, poires, pêches, nectarines, fraises, cerises, framboises, raisins, poivrons, céleris, haricots verts, pommes de terre, épinards, laitues, concombres, courges et citrouilles.

En terminant, certains produits naturels peuvent être donné aux enfants afin de stimuler leur immunité, il s’agit des capsules de probiotiques ou du Bio-K+ (probiotiques frais), de l’échinacée et des poudres de fruits et légumes séchés à froid.

Afin d’avoir plus de détails concernant l’alimentation et l’immunité chez les enfants, je vous invite à venir écouter ma conférence lors du salon Expo Manger Santé le samedi 15 mars 2008 à 14h15 au Palais des congrès de Montréal et le samedi 29 mars 2008 à 14h15 au Centre des congrès à Québec. Il me fera aussi plaisir de répondre à vos questions après la conférence.

 

Hélène Baribeau, M.Sc., Dt.P.  . – InfoNaturel.ca
Le 4 mars 2008

 

 

Ménopause | La caresse anti-chaleurs

mercredi 20 août 2008

 

Par Johanne Verdon, ND.A

Le Dr Frederick Cornhill remarqua, il y a quelques années alors qu’il travaillait dans son laboratoire à l’Université de l’État de l’Ohio, à Colombus (il découvrit ceci par hasard dans le cadre d’une étude sur l’accumulation de gras dans les artères de lapins soumis à un régime riche en gras), que les lapins qui recevaient de l’affection, donc qui étaient flattés tous les jours, avait 50 % moins d’accumulation de gras dans les artères que les autres. «L’amour, l’affection, conclut-il, ont radicalement réduit l’artériosclérose.» N’en est-il pas de même pour les chaleurs de la ménopause?

On ne peut douter que la tendresse et les massages par effleurements de l’être aimé apaisent ces manifestations de la zone torride. Mais l’être aimé en est-il conscient? Et que faire s’il n’y a pas d’être aimé ou... d’être qui aime? Que faire si le poste de perle rare est vacant? Il faut rechercher les caresses du vent dans un hamac ou encore marcher dans le vent, vêtue d’une robe vaporeuse, le corps enveloppé d’un long foulard à la Isadora Duncan, se glisser dans un bain frais auquel on ajoutera un concentré de plantes et d’huiles essentielles calmantes, à la lueur d’une bougie, prendre rendez-vous en massothérapie, etc. Il faut dépolariser l’énergie en la dirigeant vers les mains et les pieds, ce qui soulagera à coup sûr l’hypophyse et l’hypothalamus. On peut le faire en peignant, en sculptant, en tricotant, en dansant, en marchant pieds nus dans l’herbe fraîche.

L’acupuncture, la réflexologie, l’ostéopathie, l’orthothérapie sont des thérapies complémentaires qui peuvent contribuer à apaiser la canicule, ainsi que quelques remèdes homéopathies, comme la sépia.

La sépia, c’est l’encre de la seiche, un mollusque. On la donne sous forme de granules, surtout aux femmes brunes de nature bilieuse (au teint foncé), dont le foie recycle difficilement les hormones sexuelles lors de la ménopause. Pour les blondes, les femmes plus grasses, apathiques ou mélancoliques, ce sera l’ignatia (fève de Saint-Ignace, ou amara).

Dans ses premiers écrits, le psychanalyste Carl Gustav Jung a mentionné que les peuples primitifs attribuaient la maladie non pas à la faiblesse du conscient, mais plutôt à la force excessive de l’inconscient, au cours du processus de transformation que subit une personne lorsqu’elle franchit les différentes étapes de la vie. Verbaliser, prendre conscience du poids invisible des expériences de vie non assimilées aide à apaiser les tensions nerveuses, à ramener le corps en région tempérée.

*SUITE*

En médecine chinoise, on tient compte de l’influence des émotions sur la santé. On explique que la colère et la frustration (au sens large) entraînent un mouvement excessif de l’énergie vers la partie supérieure du corps: vertiges, acouphènes, céphalées, tensions aux trapèzes et à la nuque, ou encore augmentation des chaleurs lors de la ménopause. La stagnation (retenir sa colère ou ses frustrations pendant des années), ou encore exprimer sa colère et sa frustration avec excès, attise le feu interne qui consume le yin du foie et des reins, incluant les surrénales. Cette diminution de la force vitale du foie et des surrénales est directement proportionnelle à la difficulté éprouvée par l’organisme lors de l’élaboration du recyclage hormonal à la ménopause. Quant à la peur, la crainte et la frayeur, on dit qu’elles affectent le cœur et les reins, dirigeant l’énergie vers les parties inférieures du corps. Cela peut être une cause d’épuisement de l’énergie sexuelle, affectant donc directement les ovaires ou encore les testicules! La tristesse, quant à elle, affecte les poumons (et les seins). Les multiples soucis, les préoccupations extrêmes, le travail intellectuel sans ressourcement blessent la rate. Ils nouent l’énergie et «ça tombe sur la rate», comme le dit si bien une expression populaire. Heureusement, la joie, le rire et le sentiment de bien-être, en émotions harmonieuses, favorisent la libre circulation du sang et de l’énergie. Mais n’oublions pas malgré tout, la vision globale des choses. Plusieurs aliments ont une activité oestrogénique apaisante. Il faudra donc penser à consommer régulièrement des graines de lin broyées pour leur richesse en lignanes et du soya sous forme de tofu, yogourt, lait, miso et fèves Edamame, ainsi que des aliments riches en omega-3.

Auteure de « Il était une fois la ménopause », Éditions Publistar, 2003, Consultations et ateliers Conteria – Ma vie est un conte : 514 272-0018

 

Johanne Verdon ND.A. – InfoNaturel.ca
Le 15 février2008

Membre de l’ANAQ

 

 

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