En médecine courante, on attribue ces douleurs au fait que les muscles et les os
ne grandissent pas au même rythme. La douleur de croissance se situe entre deux
articulations. Les douleurs reliées à l'articulation seront généralement
attribuées à l'arthrite ou au rhumatisme articulaire. Dans ce cas,
l'articulation sera gonflée et sensible. Elles peuvent être accompagnées de
fièvre.
Pour le naturopathe, les douleurs de croissance sont plutôt reliées à un
déséquilibre dans l'assimilation de certains minéraux comme le calcium, le
phosphore, le magnésium, la silice et le fluor, combiné à un excès de sucre, de
protéines, etc. Quoi qu'il en soit, l'observation nous confirme jour après jour
que les gros buveurs de lait et les amateurs de fromage et de yogourt souffrent
davantage de douleurs de croissance que les autres enfants. De plus, il ne faut
pas sous-estimer l'apport de sucre caché dans le yogourt, la crème glacée, le
lait glacé, etc.
Ces abus de lait déséquilibrent l'organisme et demandent un effort
supplémentaire aux reins pour l'élimination des déchets. L'excès de lait apporte
aussi un excès de protéines car l'enfant mange de la viande, source concentrée
de protéines. Rappelons-nous que le lait est un aliment et non une boisson…
L'enfant, en acidifiant lentement ses tissus, se prépare à toutes sortes de
déséquilibres liés à l'acidose, comme les douleurs osseuses, les douleurs
musculaires, l'irritabilité, la fatigue, etc.
De plus, les aliments de source animale sont riches en acide arachidonique. Cet
acide augmente la production d'hormones (prostaglandine PGE2), stimulant
l'activité inflammatoire dans l'organisme, d'où l'apparition de sensibilité et
de douleur. Dans certains cas, il suffira de diminuer la consommation de
produits laitiers, dans d'autres cas, il faudra les enlever complètement tout en
ajoutant une bonne source d'oméga 3. Ces bons gras lui permettront de produire
des hormones anti-inflammatoires en plus grande quantité (sources : poissons
gras
sauvages, noix, graines ainsi que leurs huiles pressées à froid). Si vous avez
déjà tenté d'aider votre enfant en augmentant ses apports de produits laitiers
pensant que ses
douleurs étaient dues à un manque de calcium et que vous n'avez pas eu les
résultats escomptés, vous pouvez maintenant envisager le problème sous un autre
angle et observer les résultats. Nous ne sommes pas ce que nous mangeons mais
bien ce que nous assimilons dans nos cellules. Une analyse de cheveux vous
permettra de connaître le profil minéral de votre enfant et de corriger les
carences en conséquence.
Retenons que les douleurs de croissance ne sont pas essentielles pour nos
enfants et nos adolescents. Elles sont un cri d'alarme. Elles reflètent un
déséquilibre à corriger, tout simplement.